Formation continue

Devenir photographe professionnel : formation, spécialisation, reconversion, emploi.

Devenir photographe professionnel : formation, spécialisation, reconversion, emploi.

Le métier de photographe fait rêver ... mais devenir photographe est une décision qui demande une préparation rigoureuse et beaucoup de réflexion, sous peine de ne pas voir son projet se réaliser. Nicolas Girh, formateur à GOBELINS, vous raconte son parcours.

 

Initialement graphiste en agence publicitaire, passionné par l’image, et fort de ma collaboration étroite avec des photographes interprétant mes maquettes, j’ai eu envie de faire de la photographie et d’en faire mon métier et, de ce fait, faire MES photos.
Dans un premier temps, j’ai donc essayé de me lancer dans le métier de photographe en apprenant directement sur le terrain. Je savais que le parcours allait être rude et semé d’embûches, mais ma passion chevillée au coeur et au corps était tellement forte que j’ai décidé d’entamer une reconversion professionnelle et d’apprendre véritablement le métier de photographe afin d’en d’acquérir les compétences.

Photographe professionnel : quelles missions et quelles compétences ?

Côté compétences, elles sont c’est très vastes. Un bon photographe doit être très polyvalent car il doit gérer à la fois la prise de vue, la retouche image, le montage, une stratégie de communication, commerciale-marketing, son activité, sa structure. Il doit vendre, être en veille permanente sur les nouvelles technologies associées à l’image, se doter d’un réseau de professionnels complémentaires, être visible et “différenciant”.., le tout dans un secteur extrêmement concurrentiel composé de professionnels et de non-professionnels, qui grâce à la technique grand public peut faire des photos de qualité.

Ainsi, un bon photographe est à la fois :

  • Créatif et bricoleur,
  • Ouvert aux nouvelles tendances et fervent utilisateur des dernières technologies (photographiques et informatiques, vidéo, publication sur les réseaux sociaux, création de site Web, intégration d’images 3D, effets spéciaux),
  • Doué d’un sens relationnel, empathique, souple, adaptable,
  • Organisé
  • Très patient.

Les missions vont du reportage (couvrir des événements journalistiques, presse-magazine, etc ) au mariage en passant par l’architecture, avec des missions ponctuelles ou étalées sur plusieurs mois, voire plusieurs années selon les employeurs et les financements.
Il y a également le photographe de studio : nature morte, culinaire, portraits, publicité, le photographe de laboratoire, pour le développement argentique (qui revient actuellement) et  la post-production… avec une bonne connaissance des logiciels d’image, de retouche, de machines à imprimer, des encres, du papier ou encore de la colorimétrie.

Aujourd’hui, tout le monde fait de l’image et de la photographie avec des équipements légers et accessibles (smartphones, tablettes ou autres appareils photo numériques). L’important est d’être créatif face à la profusion de clichés réalisés par des amateurs éclairés (blogueurs, chefs cuisiniers etc. ). Il faut être différent, apporter une autre valeur, un autre message et surtout susciter de l’émotion…. Tout simplement.

Formation de photographe : comment faire le bon choix ?

J’ai effectué des recherches sur le Net sur la formation de photographe car Il s’agissait pour moi d’une reconversion professionnelle. Je souhaitais une formation “assez” longue dans un organisme reconnu par le métier qui en propose toutes les composantes, de la prise de vues studio et extérieure, à la post-production et ateliers de mise en pratique, jusqu’aux droits et statuts du photographe, le tout enseigné par des professionnels reconnus et en activité. Le fait qu’il y ait plusieurs niveaux de formation proposés m’a également “rassuré”... Il y a tellement d’organismes qui proposent de devenir photographe en 5 jours !

Pour cela, j’ai suivi les formations GOBELINS suivantes :

(Actuellement, elles sont éligibles au Compte Personnel de Formation (CPF ancien DIF),  car elles font partie du diplôme “Photographe” préparé par les étudiants de l’école. Mais à l’époque je me souciais d’avantage d’acquérir des compétences métier, qui me permettraient d’exercer).

Quand j’observe les jeunes en formation initiale photo à GOBELINS et toutes les opportunités qui leurs sont offertes pendant leurs 3 années d’études : des expositions, des workshops avec des grands noms de la mode, de la pub, de l’art, le tout dans des lieux exceptionnels, je regrette de ne pas avoir fait le choix d’une orientation vers ce métier après le bac. En toute connaissance de cause, je leur conseille de profiter de chaque instant car le plus important quand on débute en photographie, c’est le RÉSEAU relationnel et professionnel, avoir des références, de la visibilité, que son travail soit associé à un nom, une réputation, une référence d'excellence.

étudiants photographes de GOBELINS

Choisir sa spécialité en photographie

Avant tout choix, il faut avoir pratiqué bon nombre de spécialités, de techniques et d’univers différents :

  • Photographe animalier,
  • Photographe culinaire,
  • De presse, de magazine ou de mode,
  • Photographe d’art,
  • Retouche photo,
  • Portrait…

  

Votre choix se fera en fonction de vos sensibilités, de vos expériences les plus réussies et des compétences que vous avez pu développer et acquérir. Là où vous vous sentez le plus vibrer, en résonance avec ce qui vous fait plaisir tout en vous posant toujours la question : “qu’est-ce que j’apporte en plus de ce qui existe déjà ?”.

Cependant, la vie professionnelle fait qu’il faudra parfois déroger à sa propre spécialité pour vivre de son métier. Cela dit, plus on est spécialisé dans son domaine, plus on est sollicité sur ce segment et plus on devient unique dans son genre. C’est à double tranchant, il ne faut pas non plus être cantonné qu’à cette seule spécificité.

Quel statut pour le photographe ?

Tout le monde se pose cette question au démarrage de son activité de photographe.
Il existe plusieurs types de statuts :

  • Le salariat classique mais cela devient rare. Les géants du web, il y a peu pourvoyeurs d’emploi salarié, utilisent dorénavant des chaînes photographiques automatisées, de la prise de vue, à la gestion de banque d’images...
  • Le photographe indépendant (SARL, auto-entrepreneur, photographe free-lance, photographe artisan, photographe auteurs etc.).

Examinez chaque statut, prenez du temps. Certains permettent la vente de prestations précises et pas d’autres… D’autres prélèvent des taxes, avant même d’avoir commencer à vendre la moindre photographie…
Il faut tout éplucher… Vous allez trouver tout et son contraire en la matière sur le net.
Je vous conseille la formation suivante, pour être armés : “Droits et statuts du photographe”. Des livres sur le sujet réalisés par des photographes sont également complets et précieux.

Le matériel du photographe professionnel

Le matériel à acquérir diffère selon sa spécialité, le shooting à réaliser, le sujet :

Pour un reportage : un boîtier, un jeu d’optiques, une batterie additionnelle,  pléthore de cartes mémoire, un ordinateur avec carte graphique performante, logiciels d’image, un flash LED…avec également une tablette, un smartphone & applications dédiées, une boussole… Pensez à l’accès au réseau, si vous êtes en rase campagne, ne misez pas tout sur votre téléphone…
En somme cela peut-être un équipement léger.

Pour un studio : L’équipement est beaucoup plus lourd. Avant tout, avoir un local (personnel ou en location). Ensuite, en termes de lumière, de matériel d’éclairage… tout dépend de la scénographie, du sujet à photographier, des décors….  des pieds pour fixer des fonds, câbles mères, des tréteaux, des fixations pour les produits à photographier…

Et puis un stock d’idées, d’astuces, de bricolage et d'ingéniosité pour faire ressortir l’aspect “mousse” d’un shampoing, d’une bière… des gouttes d’eau.. Par exemple.

Le photographe crée à partir de rien… avec de l’amusement et du talent.

N’achetez pas tout, pensez à la location.

Créer sa marque : un incontournable pour tous les photographes

Un photographe doit vendre, et pour cela, ce sont les règles du commerce et de la communication qui s’appliquent :

  • Définir son nom commercial, son logo/charte graphique : restez sur du personnel, quelque chose qui vous caractérise, qui vous correspond, que vous aimez..
  • Créer son site web : le photographe ne peut s’en passer. Personnellement, je l’ai créé à partir de Muse, car j’étais graphiste et que je connaissais bien InDesign

Il y d’autres outils comme “WordPress” ou d’autres CMS. Le web regorge de tutos sur d’autres outils pédagogiques pouvant nous aider. Vous devez y passer du temps car c’est LA vitrine de votre métier de photographe.

Selon vos moyens financiers, Il y a également la solution de créer son site par l’intermédiaire d’un professionnel du web.

J’utilise Instagram pour cibler des personnes avec qui j’ai envie de travailler, pour y publier mon activité hebdomadaire, ma production régulière, mettre d’autres informations que celles présentées sur le site web. LinkedIn, Pinterest, Behance sont intéressants pour avoir de la visibilité. Tout change vite sur les réseaux sociaux. Testez-en un maximum et analysez les retours selon le vecteur.

Identifiez le nombre de clics et de commentaires pour ébaucher une stratégie de publication Social Media. Cela aussi, ça s’apprend… (“instagram pour les photographes”, “stratégie éditoriale pour le web”).

Le salaire du photographe : une rémunération très variable

Il est difficile d’établir une moyenne tant les missions et les statuts diffèrent d’un professionnel à l’autre et d’un client à un autre. Le calcul lui-même varie. Certains facturent à la journée, d’autres à la photo selon la notoriété...
Il est globalement compliqué de se faire payer quand on exerce le métier de photographe. Il faut sans cesse justifier ses tarifs, légitimer son travail. C’est ainsi, ça fait partie du job. Néanmoins, on estime les tarifs à peu près comme suit :

  • Un jour de prise de vue à 1 400 €
  • Un jour de retouche à 500 €.

Soit une image totale entre 1 800 à 2 000 € si post-prod, effets spéciaux… et plus, selon les FX commandés ou autres exigences.
Le secteur étant très “ouvert”, certaines photographies peuvent être bradées à 30 €.

A l’inverse, des photographes très connus exposés par des galeristes ont vendu aux enchères jusqu’à 4 ou 5 millions d’euros leur travail…

Un agent via commissionnement peut aussi vendre pour vous. Il faut qu’il ait un intérêt financier à travailler pour vous, et vous de la ressource financière.

Les banques d’images achètent des images : prévoyez  du fonds photographique, c’est à dire plusieurs milliers d’images à proposer d’où l’importance de savoir les sélectionner, les référencer, les organiser.

Le prix de vente d’une photographie ne comprend pas la cession de droits d’auteur et de propriété intellectuelle. Mais dans la réalité professionnelle, il est courant que les droits soient cédés à l’acheteur au bout de 6 mois. C’est totalement illégal, et pourtant face à la concurrence, on est souvent contraint d’accepter.

En conclusion, je dirai que c’est un chouette métier et qu’il faut en vouloir !

Le premier moteur étant l’adoration de l’image (film, lumière, peinture, dessin,vidéo, les mises en scène, la technique). Le deuxième moteur : l’envie de découvrir le monde, les gens, les technologies, de continuer à apprendre, procurer de l’émotion chez l’autre, s'intéresser à la vie… Ca vaut vraiment le coup.

 

Publié le 1 mars 2018

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