Formation continue

Reconversion professionnelle : le guide complet pour 2022

La reconversion professionnelle a le vent en poupe depuis une dizaine d’années. 

Et pour cause, qui peut encore affirmer qu’il exercera pour la même entreprise et au même poste durant toute sa carrière ?

C’est encore plus vrai avec l’explosion du numérique et des avancées technologiques qui n’ont besoin parfois que de quelques mois pour changer des pratiques que l’on croyait solidement ancrées.

Mais ce n’est pas tout. Des bouleversements majeurs tels que la crise sanitaire engendrent aussi des tensions sur le marché de l’emploi ainsi que des questionnements quant au sens du travail de façon plus générale.

Dans ce guide complet, nous vous aidons à clarifier votre projet de reconversion en vous donnant les clés pour choisir le métier ou secteur qui vous correspond, trouver la formation la plus adaptée ainsi que les financements suivant votre statut professionnel.

Reconersion professionnelle

Qu’est-ce que la reconversion professionnelle ?

Une reconversion professionnelle consiste en un changement de métier et de secteur d’activité dans l’optique d’un changement de vie plus global.

Les raisons d’entamer une démarche de reconversion sont nombreuses et celles très fréquemment évoquées : le stress au travail, la perte de sens ou encore l’absence de perspectives d’évolution.

Dans sa définition la plus courante, la reconversion s’envisage comme un virage à 180°. Pourtant, il est tout à fait possible de se reconvertir au sein de sa propre entreprise.

Notons que si elle était encore peu considérée il y a quelques années, la reconversion est aujourd’hui de plus en plus encouragée et même valorisée. 

Rien d’étonnant à cela puisque le Baromètre de la formation et de l'emploi de Centre Inffo nous apprend par exemple qu’un actif sur cinq était engagé dans une action de reconversion en janvier 2022. 

Ce chiffre atteindrait même 35 % pour les 18-24 ans et 38 % pour les demandeurs d’emploi, portant à 47 le pourcentage des actifs en reconversion ou ayant un projet de reconversion. Bien loin de l’anecdote !

Reconversion professionnelle

Pourquoi faire une reconversion professionnelle ?

Comme nous l’évoquions précédemment, il existe 1001 raisons objectives et subjectives de se reconvertir même si le burn-out, la perte de motivation, l’absence de reconnaissance ou l’ennui (bore-out) constituent de vrais signaux d’alerte.

Parmi les motifs de reconversion les plus fréquents, citons : 

  • Le manque d’épanouissement au travail ou un métier qui ne correspond plus à ses valeurs ou aspirations actuelles,​
  • L’absence de perspectives d’évolution ou le licenciement,
  • Le manque d’emploi dans la zone de recherche ou de stabilité dans le poste,
  • L’impossibilité d’exercer ses fonctions pour des raisons de santé (accident de travail, de la vie, maladie…), ou des raisons familiales,
  • Le souhait de devenir son propre patron ou d’obtenir plus de souplesse professionnelle (télétravail, temps partiel…),
  • L’envie de s’installer à la campagne, de changer de région ou de pays,
  • Le décalage entre l’image du métier perçue et la réalité du terrain,

Dans tous les cas, il est vivement recommandé de coucher sur le papier la liste des raisons motivant une reconversion, bonnes comme “mauvaises”, afin de commencer à évaluer le bénéfice/risque. À ce stade, il est ainsi courant de s’apercevoir que ce n’est pas le poste qui pose problème mais l’entreprise.

Parlez aussi de votre projet à vos proches afin de voir comment ce besoin de changement est accueilli mais également à des personnes ayant mené une reconversion, qu’elle ait abouti ou non.

Enfin, il est fondamental d’envisager au plus tôt la possibilité que la reconversion ne fonctionne pas et qu’un retour au précédent emploi s’impose, pourquoi pas dans des modalités plus en phase avec vos aspirations (en freelance, à mi-temps…).

Plus vous envisagerez de scénarios, plus vous mettrez de chances de votre côté. 

Sachez enfin que ce que vous aurez appris durant ce projet de reconversion vous sera toujours utile professionnellement et personnellement. Vous gagnerez en compétences, en assurance et aurez une vision plus claire de vos objectifs.

Quel métier choisir pour une reconversion professionnelle ?

Si pour certaines personnes la reconversion coule de source, pour d’autres, ce projet ne s’impose pas de lui-même. Dès lors, quelle reconversion professionnelle faire et comment la trouver ?

Pour lever ces interrogations, il convient d’abord de chercher des métiers qui conviennent à ses goûts et, dans la mesure du possible, basés sur un socle de compétences déjà acquis. Le bilan de compétences peut vous y aider, nous y reviendrons plus bas.

Une fois ce premier travail effectué, il est ensuite nécessaire d’étudier la pertinence du métier choisi au regard : 

  • De l'employabilité dans la zone de résidence : sera-t-il nécessaire de s’installer dans une grande ville ?
  • Des conditions de travail : distanciel/présentiel, CDI/CDD/…, temps plein/partiel,
  • De la rémunération : à considérer à la lumière de sa situation personnelle (enfants à charge, emprunt…),
  • De la présence ou non d’une hiérarchie,
  • Du rythme : plus prenant et stimulant ou, au contraire, plus apaisé et souple.

Internet regorge de guide des métiers en tous genres dont voici de premiers exemples pour vous informer en toute autonomie : 

Vous pouvez aussi vous renseigner directement auprès du Pôle Emploi de votre ville, de l’AFPA, des Conseils régionaux et des observatoires de l’emploi pour connaître les métiers qui recrutent dans votre zone géographique.

Vous entretenir avec des professionnels est enfin un excellent moyen d’affiner votre idée. N’hésitez pas à consulter plusieurs personnes pour avoir des retours d’expérience différents et de faire le point avec eux sur les avantages et inconvénients du métier.

Quel métier choisir

Les 6 étapes pour réussir sa reconversion professionnelle

Une reconversion professionnelle est une démarche exigeante demandant une motivation et un sens de l’organisation sans faille. Brûler des étapes, c’est ainsi prendre le risque de mettre en péril son projet.

GOBELINS fait le point sur la chronologie à respecter pour maximiser ses chances de réussite.

Étape n°1 : effectuer un bilan personnel

Une reconversion a toujours un impact sur la vie personnelle.

La première étape consiste donc à réaliser un bilan de ses aspirations et motivations mais également du temps que l’on aura à consacrer à ce projet, de son contexte familial (personnes à charge, lieu de vie, aide au sein de l’entourage…), de ses ressources financières et des dépenses à venir.

Va-t-il vous falloir déménager le temps de la formation ? Votre conjoint va-t-il devoir reprendre une activité ou passer à temps plein ? 

Répondre à ces questions pourra vous conforter dans votre choix d’une reconversion ou, à l’inverse, vous permettre de réaliser qu’un changement d’entreprise est suffisant.

Étape n°2 : réaliser un bilan de compétences

Le bilan de compétences est un temps incontournable de la reconversion car il permet de prendre du recul, de s’ouvrir à de nouvelles perspectives professionnelles, de définir les prochaines étapes de son projet et de (re)trouver confiance en soi.

Cela passe par une remise à plat de l’ensemble des savoir-faire (hard skills) et savoir-être (soft skills) acquis durant la carrière ainsi que de son réseau professionnel et personnel.

Le coût d’un bilan de compétences varie de 1000€ à 3000€, finançable par le CPF ou le Fongecif, pour un total de 24 heures d’accompagnement environ sur une période de deux à trois mois.

Il est ouvert aux salariés du privé en CDI ou CDD, aux demandeurs d’emploi et aux employés du secteur public et peut être réalisé hors ou pendant les horaires de travail.

Mais il existe un autre moyen, gratuit celui-là, de faire le point sur ses compétences : le CEP ou Conseil en évolution professionnelle assuré par différents organismes tels que Pôle Emploi, l’APEC ou encore Cap Emploi (consulter la liste des organismes).

Proposé depuis janvier 2015, le CEP consiste en :

  • Une analyse de la situation du candidat à la reconversion,
  • Un accompagnement personnalisé dans la mise en œuvre de son projet.

À réaliser en parallèle de l’emploi que l’on souhaite quitter, il permet d’évaluer les options de reconversion possibles sans prendre de risques financiers.

Attention, une démarche de Conseil en évolution professionnelle réalisée après la rupture d’un contrat de travail ne pourra donner lieu à une ouverture de droits auprès de Pôle Emploi !

Attention, le bilan de compétences ne doit pas être confondu avec la validation des acquis de l’expérience dont l’enjeu est bien différent. Découvrez comment faire une VAE dans notre guide dédié.

Étape n°3 : s’informer sur l’employabilité

Que vous visiez un poste salarié ou en indépendant, il va être nécessaire de vous renseigner au plus vite sur les perspectives d’emploi dans votre région et, si nécessaire, sur le territoire français ou à l’international

Vous envisagez de travailler dans une entreprise ? Des offres d’emploi sont-elles disponibles à proximité ? Si non, êtes-vous prêt à vous déplacer, voire à déménager ? Quelles sont les entreprises qui recrutent, pour quel type de contrat et quel salaire ? Pouvez-vous les contacter et envisager une immersion (non rémunérée) de quelques semaines ? 

Dans le cas d’une reconversion avec un statut d’indépendant, vérifiez qu’une demande existe dans votre secteur pour le service que vous souhaitez rendre. Le public cible est-il réceptif à votre offre et a-t-il les capacités financières suffisantes ? Des concurrents sont-ils déjà en place et bien implantés ?

Enfin, si vous souhaitez reprendre une entreprise, assurez-vous d’avoir les ressources nécessaires mais également qu’une clientèle fidèle existe et que l’historique de la société est positif. Renseignez-vous sur les démarches de reprise et présentez au plus vite un business plan afin d’évaluer la faisabilité du projet et la réceptivité du public. 

Pour toutes les questions liées à l’employabilité et au dynamisme d’un territoire, nous ne pouvons que vous recommander de prendre rendez-vous avec votre CCI qui sera de très bon conseil.

Étape n°4 : trouver la bonne formation pour une reconversion

Trouver la bonne formation dans la jungle des cursus proposés n’est pas chose aisée mais ces quelques questions à vous poser devraient déjà vous aiguiller : 

Quelles sont les compétences dont j’ai besoin pour exercer mon futur métier ?

  • De quelles aides puis-je bénéficier ? (nous en parlons un peu plus bas) 
  • Où est-il possible de suivre une formation dans le cadre d’une reconversion ?
  • L’organisme de formation peut-il justifier de labels et/ou de critères qualité ?
  • La formation choisie est-elle certifiante et aboutit-elle à un titre RNCP ?
  • Quel est le niveau requis pour l’inscription ?
  • Quelle est sa durée et son coût ?
  • Quel est le dispositif pédagogique mis en œuvre (distanciel/présentiel, seul/en groupe,…) ?

Vous êtes demandeur ou demandeuse d’emploi ? Pôle Emploi vous aide à construire votre projet dans un dispositif dédié.

Étape n°5 : évaluer la faisabilité du projet

Grâce à toutes vos recherches, vous devez pouvoir commencer à quantifier ce que vous coûtera et ce que vous rapportera une reconversion. 

Allez-vous investir une somme conséquente avec des incertitudes quant à votre capacité à générer un salaire rapidement ou, au contraire, avez-vous l’assurance d’être correctement rémunéré dès la fin de votre formation ? Quel va être l’impact de ce changement de vie sur votre environnement familial et votre qualité de vie ?

Afin d’y voir plus clair, n’hésitez pas à réaliser un tableau récapitulatif des avantages et inconvénients de la reconversion choisie et d’estimer l’ensemble des dépenses.

À ce stade, nous recommandons également de réaliser un premier rétroplanning indiquant la durée de chaque étape de votre projet ainsi qu’une date raisonnable de démarrage de votre future activité.

Étape n°6 : préparer son dossier de reconversion

Que vous choisissiez de prendre un nouveau poste en salariat, de démarrer une activité en freelance ou de racheter une entreprise, il y a fort à parier que vous deviez présenter votre projet à des organismes de financement, des banques ou de futurs recruteurs.

Celui-ci se doit donc d’être clair afin de convaincre. Pour ce faire, élaborez le “pitch” de votre projet et remettez à plat votre CV en identifiant les compétences et savoirs transversaux obtenus durant votre précédente carrière. Votre objectif : que votre démarche paraisse cohérente même si le métier visé est radicalement différent.

Enfin, soyez actif au sein des réseaux spécialisés, cercles business et corporations mais également dans des associations et initiatives bénévoles. Faites-vous connaître et prouvez votre détermination à ces publics.

Comment faire une reconversion professionnelle suivant son statut ou son âge ?

Se lancer dans une reconversion professionnelle à 40 ans

40 ans est un âge charnière dans une carrière puisqu’il correspond peu ou prou à la moitié du parcours professionnel.

Les années écoulées ont ainsi permis l’acquisition d’une expérience riche, de nombreuses compétences et d’une maturité permettant de peser les risques d’un changement de projet.

De plus, le cadre familial est souvent plus clair qu’en début de carrière avec une plus grande capacité financière et, parfois, un logement d’ores et déjà à soi.

Se reconvertir à 40 ans est donc tout sauf un redémarrage à 0 !

Également, les différents postes occupés ont permis de cumuler des droits au CPF qui permettront de financer tout ou partie de la reconversion.

Il sera même parfois possible de se former à son futur métier tout en conservant son poste actuel, sous réserve d’acceptation de l’employeur bien sûr.

Enfin, et pour celles et ceux qui souhaitent quitter leur emploi, une rupture conventionnelle vous permettra sous conditions de prétendre aux allocations chômage mais également de percevoir des indemnités de départ.
 

Une reconversion professionnelle à 50 ans

À GOBELINS, nous pensons qu’il n’y a pas d’âge pour envisager une reconversion.

Et s’il fallait encore le démontrer, changer de cap après 50 ans a de nombreux avantages : 

  • Les années ont permis l’acquisition d’une longue expérience, d’une capacité de décision et d’adaptation et parfois même d’un réseau,
  • L’environnement personnel et le budget sont souvent plus simples à gérer et anticiper.

Par ailleurs, si l’on parle de reconversion, il convient de ne pas négliger non plus l’acquisition de compétences ou d’expertise complémentaires qui peuvent faciliter la création de sa propre entreprise ou tout simplement permettre de devenir un profil plus rare sur le marché.

Pour faciliter sa recherche, on recommandera enfin de considérer en priorité les offres émanant de petites structures, plus susceptibles d’être à la recherche d’une personne qualifiée et immédiatement opérationnelle.

De même, il sera important de ne pas uniquement envisager le CDI mais s’intéresser aussi à d’autres statuts tels que l’intérim, la franchise, le portage salarial ou encore l’auto-entreprise.
 

La reconversion professionnelle pour les demandeurs d’emploi 

Pour tous les demandeurs d’emploi rattachés au Pôle Emploi, l’organisme propose plusieurs dispositifs pour faciliter la reconversion tels que :

  • L'évaluation des compétences et des connaissances professionnelles (ECCP) : cette évaluation d’une demi-journée permet d’évaluer les compétences relatives à un poste et de mettre en lumière d’autres professions voisines auxquelles le demandeur pourrait prétendre,
  • L'atelier "Construire mon projet de formation" : cet atelier-conseil permet d’identifier les compétences nécessaires au métier visé ainsi que le projet de formation à suivre pour les acquérir,
  • Le conseil en évolution professionnelle (CEP) : cet accompagnement gratuit réalisé par un conseiller permet de faire le point sur sa situation professionnelle en vue d’une reconversion,
  • La période de mise en situation en milieu professionnel : cette immersion professionnelle en entreprise permet de découvrir un nouveau métier ou confirmer une orientation,
  • Le MOOC Construire son projet professionnel” : ce MOOC est une autre façon d’évaluer la cohérence de son projet professionnel ou d’identifier de nouveaux métiers.

 

Et lorsque l’on est en CDI ?

Si vous êtes en CDI, un licenciement, tout comme une rupture conventionnelle vous permettent de percevoir les allocations chômage. 

Depuis le 1er novembre 2019, les salariés souhaitant démissionner dans le but de se reconvertir ont également droit de percevoir des aides du Pôle Emploi à condition :

De rompre un contrat en CDI (en temps partiel ou complet),
De pouvoir justifier d’une activité salariée continue de 5 ans ou 1300 jours au sein d’une ou plusieurs entreprises dans les 60 mois précédant la fin du contrat de travail,
D’avoir un projet de reconversion “réel et sérieux” nécessitant une création ou reprise d’entreprise ou bien une formation.
Ce n’est qu’après la validation du projet par “Transition Pro”, commission paritaire interprofessionnelle régionale (anciennement le Fongecif), que le salarié peut donner sa démission et s’inscrire au Pôle Emploi dans un délai de six mois.

Notons que grâce au CPF et au CPF de transition, il est aussi possible pour les personnes en CDI de se former sur leur temps de travail à condition :

De justifier d’une ancienneté d’au moins 24 mois dans l’entreprise, 

De suivre une formation inscrite au RNCP et éligible au CPF,
D’obtenir l’accord de son employeur.
Il n’est pas non plus rare que des salariés avec un projet de reconversion démarrent leur activité en parallèle de leur emploi en CDI en auto-entrepreneur par exemple.

Reconversion professionnelle : quelles aides et financements ?

Plusieurs aides et solutions de financement existent pour soutenir un projet de reconversion et sont fonction du statut.
 

Les financements pour les salariés

En 2022, on dénombre au moins 4 aides possibles pour les salariés : 

  • Le compte CPF : ce dispositif qui remplace le DIF permet à tous les actifs en emploi ou non de cumuler des droits à la formation professionnelle (à hauteur de 500€ par année maximum) et de les mobiliser à tout moment de leur carrière,
  • Le CPF de transition professionnelle : anciennement CIF, ce dispositif permet aux salariés peu importe le secteur d’activité d’utiliser le CPF pour financer un changement de profession. Il permet le maintien du salaire durant la formation, qu’elle soit suivie à temps partiel ou complet, en continu ou en discontinu,
  • Le plan de développement des compétences : porté par l’entreprise, il permet la mise en place d’actions de formation obligatoires et non obligatoires en rapport avec le secteur d’activité. Il permet de se former gratuitement tout en conservant son salaire,
  • La Pro-A ou promotion par alternance : pour les salariés n’ayant pas atteint un niveau de qualification sanctionné par une certification professionnelle enregistrée au RNCP et correspondant au niveau licence, elle permet de se former en alternance sur le temps de travail.

Vous souhaitez monter en compétences dans votre emploi actuel pour obtenir une promotion, changer d’entreprise ou tout simplement par soif d’apprendre ? Découvrez notre guide complet sur le financement de la formation continue.
 

Les aides pour les demandeurs d’emploi

De nombreux dispositifs sont prévus pour aider les personnes en situation de chômage à se reconvertir. Citons par exemple : 

  • L’ARE (Aide de Retour à l’Emploi) : l’ARE (ou allocation chômage) est versée suite à un licenciement, à une rupture conventionnelle ou à une démission sous certaines conditions (voir plus haut). Elles sont versées sous forme d’indemnités mensuelles calculées sur la base de l’ancien salaire pour une durée maximale de deux ans,
  • L’AREF (Aide de Retour à l’Emploi Formation) : cette aide s’adresse aux personnes bénéficiant de l’ARE et suivant une formation Pôle Emploi dans le cadre du Projet Personnalisé d’Accès à l’Emploi (PPAE),
  • La RFPE (Rémunération des Formations de Pôle Emploi) : est destinée aux personnes ne pouvant percevoir l’ARE et suivant une formation agréée par le Pôle Emploi,
  • Le CPF : il est bien évidemment possible de mobiliser son CPF lorsque l’on est sans emploi,
  • Les AFC (Actions de Formation Conventionnées) : les AFC sont une aide financière accordée aux demandeurs d’emploi suivant une formation continue dont le but est de combler l’écart entre leurs compétences actuelles et les compétences attendues sur le marché du travail,
     

Les aides pour les créateurs et repreneurs d’entreprise

On dénombre deux solutions de financement majeures permettant aux entrepreneurs et entrepreneuses de se lancer dans la création ou la reprise d’une société : 

  • L’ACRE (Aide aux Créateurs ou Repreneurs d'Entreprise) : correspond à une exonération partielle ou total de charges sociales (suivant les revenus) durant les 12 premiers mois de l’activité,
  • L’ARCE (Aide à la Reprise et à la Création d’Entreprise) : permet de percevoir rapidement 45 % du total de son Aide de Retour à l’Emploi en deux versements,
  • Les régions peuvent également proposer des aides financières, du mentoring ou du prêt de local ou de matériel aux créateurs et repreneurs. N’hésitez pas à les solliciter.

Reconversion professionnelle : les formations proposées par GOBELINS

En tant qu’organisme de formation certifié, GOBELINS accompagne la montée en compétences des professionnels tout au long de leur carrière.

La reconversion s’inscrit dans cet accompagnement avec plusieurs cursus pour adultes permettant d’obtenir tout ou partie du socle de compétences nécessaire pour le métier visé. 

Par exemple : 

L’école a également une fonction d’orientation avec : 

  • Une évaluation de la pertinence de la formation retenue au regard de sa durée, de son contenu et de sa technicité grâce à un test de positionnement en ligne,
  • Une étude des solutions de financement possibles suivant le statut professionnel des participants et un soutien dans les démarches avec, entre autres, la réalisation des devis et formulaires demandés par les organismes financeurs.
Formation professionnelle : les formations GOBELINS

Foire aux questions autour de la reconversion

Combien coûte une reconversion professionnelle ?

Le budget d’une reconversion s’élève le plus souvent à plusieurs milliers d’euros mais il est parfois possible d’en financer tout ou partie avec l’aide du Pôle Emploi, du CPF, de l’APEC, des régions ou d’autres organismes.

Si aucune reconversion ne ressemble à une autre, voici quelques postes de dépenses récurrents à anticiper : 

  • Le bilan de compétences représentant un coût pouvant aller de 1400€ à 3000€ (parcourez notre guide Comment faire un bilan de compétences),
  • La prestation d’un coach, tarifée entre 90€ et 200€ l’heure à raison de plusieurs séances,
  • La formation dont le coût dépend de la durée, de l’organisme de formation, du diplôme visé, des frais de dossier, d’inscription, de présentation à l’examen…
  • Les frais de déplacement et de restauration,
  • Les frais postaux,
  • Les frais d’achat ou de location de matériel,
  • La potentielle diminution ou perte de salaire,

Combien de temps dure une reconversion professionnelle ?

Une reconversion dure généralement entre 6 et 12 mois mais peut aller jusqu’à 36 mois dans certains cas.

Avec une durée de quelques semaines à un an, c’est avant tout la formation qui rallonge la durée de reconversion, certaines professions réglementées nécessitant de pouvoir justifier d’un diplôme. 

Toutefois, une enquête métier bien réalisée demandera aussi de rencontrer des professionnels et d’effectuer une ou plusieurs immersions.

Démarrer une reconversion professionnelle est donc un processus long dont il faut avoir conscience mais qui peut être solidement balisé grâce à un rétroplanning défini en amont.

VOS CONTACTS POUR LA FORMATION CONTINUE

- Design interactif - Cinéma d'animation : Lucette Berbinan - 01 40 31 41 33
- Design graphique : Michèle Barber - 01 40 31 41 58
- Photographie : Gwenaëlle Thomas - 01 40 79 92 74
- Vidéo tournage / post-production / son : Véronique Da Silva - 01 40 79 92 34
- Intra (formations sur-mesure) : Laetitia Denoyelle-Beuque - 01 40 79 92 25

Actualité publiée le 01 mars 2022